Jusqu’à la Dombes en avril 2010

 

Après avoir fait le tour des Bauges l’an passé, nous est venue l’idée d’aller rouler au milieu des étangs de la Dombes. l’eau affleurant presque la route, les oiseaux, une nature encore préservée à portée de pédalier… autant d’éléments  nous incitant à entreprendre cette balade aux portes de chez nous.

A noter quelques différences entre l’itinéraire prévu (la carte) et celui que nous avons effectué.

Petit conseil aux non ingénieurs en informatique (comme nous) : pour apprécier les photos en grande taille, faire: clic droit sur la miniature, et choisir « ouvrir le lien  dans un nouvel onglet ».

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Nous avons fait le choix d’un itinéraire comportant peu de dénivelé, c’est les vacances que diable  emoticone .

Voici donc le récit d’une boucle de 415 km effectués en 6 jours de plaisir et de rigolade ponctués de pauses café et pain au chocolat… Cool

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Samedi 10 avril, 10h30, ça y est, nous voilà parés pour notre visite de la Dombes. Le temps est incertain pour les jours qui viennent mais nous croyons en notre bonne étoile et nous avons eu raison.

L’itinéraire bien tracé sur la carte, la liste des campings en poche, les trikes révisés, remorque et sacoches pleines, on peut y aller.

Premier arrêt au bout de…. 6km…!!!, au marché de Chambéry, histoire d’acheter un délicieux pain d’épices fait maison par notre charmante apicultrice ! C’est de l’énergie en barre Rire.

Cette fois, c’est la bonne, aucun arrêt prévu avant d’atteindre Chanaz où nous avons décidé de camper ce soir. L’itinéraire nous est connu, voie verte jusqu’au Bourget du lac, puis Aix les Bains… Beaucoup (trop) d’avions ce matin sur l’aéroport, le nuage du volcan islandais  « Eyjafjöll » n’a pas encore fait parler de lui!

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Le trajet est assez tranquille, juste une bonne « grimpette » à Brison Saint-Innocent, quelques trop courtes descentes ensuite.  Nous longeons le lac du  Bourget jusqu’à Chindrieux, route heureusement sans trop de circulation à ce moment de la journée.

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Aïe, Ouille… je m’arrête en catastrophe sur le bas côté, ma cuisse droite a heurté la trajectoire d’une abeille…!!! C’est la première de la saison, et bien sûr, elle était pour moi (diront certains) !!!!

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Bon, on repart, petite route bucolique au possible longeant le canal de Savières, c’est très calme, on est déjà bien déconnecté de la vie citadine. Arrivée à Chanaz, petit café et pain d’épices mérités,  il n’est que 14h30, aussi  décidons nous de continuer, nous trouverons bien un autre camping d’ici à une trentaine de km.

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C’est là que démarre la 1ère petite galère de notre parcours, aucun camping n’est ouvert, il y en a même un qui nous nargue avec son panneau « ouverture le 11 avril »… et nous sommes le 10 !!!

Ils ne sont de toute façon pas très nombreux les campings de l’Ain, nous ne sommes pas sur la Cote d’Uzur, et c’est tant mieux d’ailleurs.

De plus, la véloroute était fermée à Chanaz à cause d’un chantier , aussi il a fallu improviser. Bien entendu, rien n’est indiqué et aucune déviation n’est en place. Nous avons enfin réussi à la rattraper  environ 20 km plus loin, au prix de quelques détours.

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Cette véloroute n°2 doit, à terme, joindre le Léman à la mer Méditerranée, d’ici quelques années peut-être… en tout cas, de belles balades en perspective tant-il est agréable de rouler sur ces voies réservées aux non motorisés.

Après 100 km, il commence à se faire tard et la fatigue gagne. Un coup de fil à notre famille aux Avenières , qui accepte d’héberger pour la nuit les deux réfugiés que nous sommes, nous sauve la mise!!! Et en plus nous est offert un super repas…. merci  à Céline et David, nos sponsors d’un soir !!!

C’est donc une journée de 108 km, et très sincèrement, nous ne pensions pas en être capable, d’autant que nous sommes bien chargés. Si au niveau musculaire, rien à signaler, les genoux souffrent quand même un peu.

Nathan en profite pour tester le trike.

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Jasmine aussi…!

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Une nuit de repos, un bon p’tit-dèj, et à 10h15 nous repartons. Nous prévoyons une petite journée, au final ce sera 74 km c’est déjà moins qu’hier. Le paysage est toujours aussi beau, nous longeons le Rhône peuplé de cygnes et de canards, mais journée pas si facile tant le vent est fort, il faut même pédaler en descente, c’est pour dire !!!

Nous traverserons le Rhône à plusieurs reprises, là sur le pont de Grolée.

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L’église de Sault Brénaz avec son clocher aux couleurs « rasta ».

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Au terme de cette journée, nous arrivons enfin dans un super petit camping à Villieu Loyes Mollon, à proximité de Méximieux. Nous sommes merveilleusement bien accueillis, et ne pouvant cuisiner pour cause de vent trop fort (le camping gaz refuse de rester allumé!!!), la jeune responsable du camping se propose de nous conduire dans un restaurant à Méximieux et de retourner nous chercher lorsque nous aurons terminé! Nous la jouons finalement autonomes, mais avons fortement apprécié cette proposition. Alors, amis campeurs, n’hésitez pas à faire une halte au camping « Claire Rivière », vous y serez reçu comme des rois !

C’est donc « à vide », les trikes débarrassés des remorques et sacoches, que nous rejoignons la petite ville de Méximieux pour une soirée restaurant. Ainsi allégé de tout ce poids, nous avons l’impression de piloter des engins motorisés, c’est un grand plaisir que de sentir la puissance produite par nos seules jambes et d’en jouer!

Après avoir fait trente six fois le tour du bourg afin de trouver une table digne de nous recevoir, nous rechargeons amplement nos batteries dans un petit restaurant bien sympa.

Ensuite bien sûr, retour au bercail et sans berceuse, dodo.

L’honnêteté nous oblige cependant à déplorer un embarras…..: dès trois heures du matin le coq de la ferme voisine s’est mis en tête de réveiller le quartier avec une insistance peu commune, l’insomniaque trublion n’a cessé ses vocalises qu’au jour naissant….. Alors là, d’une voix unanime nous crions vengeance et déclarons:  » à Noël au plus tard, coq au vin » emoticone.

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Lundi, cette fois c’est repos, juste 33 km pour atteindre notre but, Villars les Dombes, à peine de quoi s’échauffer pour les grands sportifs que nous sommes  Rire . Mais la traversée de Méximieux  est passablement raide, la remise en route est difficile.

Nous entrons dans la région de la Dombes et de ses étangs, c’est magnifique.

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Cependant, si nous avons la chance d’avoir un pâle soleil, et surtout pas de pluie, il fait froid, et nous devons rajouter une couche de vêtements.

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Petit arrêt obligatoire au village de Joyeux (c’était l’un des buts de notre voyage !), quelques photos près de sa pancarte, puis direction le camping du Grand Large, à Villars les Dombes.

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Les trikes sont déchargés, la tente est en place dans une herbe passablement mouillée, nous repartons à vide (comme ça fait du bien, toujours la même impression d’avoir un moteur sous les pieds!), faire une balade dans Villars, petit village très pittoresque.

La preuve en image…. Clin doeil

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Deuxième petite galère de notre périple ce soir là, le froid, je fais cuire les pâtes avec les gants, Bruno a même mis son bonnet, on a enfilé toutes les épaisseurs possibles, puis, après notre gargantuesque repas (pâtes et Roncier emoticone ), une petite promenade à pied le long des étangs, et à 20h30, dodo, sous la couette, dans notre drap de soie, bien au chaud, on s’endort comme des bébés!!!

Et là, à peine sombrons nous dans un doux sommeil,  bis répétita, ou presque, cette fois c’est une chouette qui vient sous nos fenêtres, si je puis dire, nous hululer sa vespérale sérénade. Donc, même motif, même punition… (voir le coq plus haut)  non mais!   Innocent.

Mardi 13 avril, nous démarrons tranquillement le chemin du retour, déjà 215 km parcourus. Nous pensions que notre balade serait d’environ 315 km au total ! Elle en fera 100 de mieux, tant mieux!

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Il fait encore froid ce matin, mais le soleil est de la partie, on se réchauffe vite. La campagne est magnifique recouverte d’un léger voile de brume, un vol de quelques cigognes suivies de canards sauvages passe au dessus de nous, on s’en met plein les mirettes… Quel bonheur!!!

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Au cours de cette journée nous traversons de nombreux villages de la périphérie lyonnaise, de Montluel à Satolas, du beau mais aussi du moins beau.

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Nous décidons très vite de trouver un gîte ou chambre d’hôtes pour ce soir, le froid de la veille est encore bien présent dans nos esprits, nous n’avons pas envie de renouveler l’expérience tout de suite.

Vers 16h, nous arrivons dans un joli petit village, Saint Marcel Bel Accueil, direction la mairie pour se renseigner sur les gîtes du secteur. On nous indique une chambre d’hôte dans un hameau, pas très loin, environ 10 km, « c’est toujours tout droit », nous dit-on, à Saint Hilaire de Brens.

Visiblement, notre interlocutrice ne pratique pas la bicyclette, elle a omis de nous signaler la pente, que dis-je, le mur qui nous sépare du village suivant !

C’est cinq km de route abrupte que nous devons parcourir pour achever notre journée, nous les gravissons à vitesse très réduite, peut on d’ailleurs encore parler de vitesse?

La meilleure des motivations que nous avons trouvé pour passer ce difficile moment est la pensée du lendemain matin, la griserie de la descente que nous nous préparons.

Cette « escalade » nous amène au bout de l’étape du jour. Nous trouvons facilement la chambre d’hôte, et la chance est toujours de notre côté (ouf!!!), il reste une chambre.

Nous sommes cordialement accueillis avec un café et des petits gâteaux, dans une superbe vieille maison  de village rénovée avec beaucoup de goût et tenu par un couple d’hôtes tout aussi charmants, Stéphanie et Thierry.  Avec  eux et  quelques autres « invités » nous partageons un excellent repas indien cuisiné par Stéphanie (un régal!).  Encore une soirée fort agréable.

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Merci à eux, nous ne manquerons pas de retourner les voir dès lors que l’occasion se présentera. Bisous aussi au petit bout de 4 ans avec qui nous avons passé un bien agréable moment…

Après ce repos bien mérité, nous repartons pour une grande étape de …35 km ce mercredi 14 avril, direction les Avenières où nous sommes attendus pour la soirée et la nuit.

Mais d’abord, c’est la descente tant attendue… Ouaouhhhh….. 75 km/h au max, cheveux au vent… (?)  que c’est bon!!!!! Malheureusement, c’est trop court, bien plus rapide que la montée la veille !

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Une jolie route de campagne bien tranquille, des champs verts à perte de vue, des vaches, des chevaux… la civilisation nous semble tellement loin… Cette douce montée nous conduit au petit village de Montcarra où nous ferons notre désormais traditionnelle pause café pain au chocolat assis sur un muret, au soleil… la belle vie quoi !

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En plus, une descente bien sympa pour la suite…. 65 km/h avec pour moi une petite frayeur dans un virage, la roue avant droite a un peu décollé du bitume, oh, si peu ! Surprise.

Nous arrivons à Veyrins-Thuellin en début d’après midi, pique nique improvisé dans un chemin, au soleil, et… sieste sur nos engins à roulettes !!! Qu’on est bien !

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Dernier petit bout de route pour aujourd’hui, heureusement parce que ça ne fait que monter, quel pays! nous sommes aux Avenières. Il est tôt, nous posons nos trikes chez Céline et David (oui, encore eux!) et partons à pied pour une ballade dans la ville.

Un bon repas, discussion jusque tard dans la soirée, et, à 2h du matin, au lit… Un gros dodo et un bon p’tit déj plus tard, il est 10h, nous repartons pour notre dernière étape que l’on sait longue, puisqu’elle nous conduit jusque chez nous, donc 100 km.

Nous avions pensé un moment scinder cette étape en deux et camper à Chanaz, les prévisions météo nous en on dissuadés.

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Nous récupérons la véloroute vers Brégnier-Cordon, une petite route fait suite à ce village, elle longe l’un des bras du Rhône, au milieu des fermes puis des bois. Le décor est vraiment enchanteur!

A partir de là, nous suivons le même itinéraire qu’à l’aller, ce qui nous simplifie bien la navigation, nous n’avons plus à chercher  notre route et remontons bien tranquillement en direction de Chanaz.

Une interruption de la véloroute vers La Balme nous oblige à emprunter la même route que voitures et camions, et le passage de deux petits tunnels, en montée, avec tous ces véhicules qui nous suivent, nous « frôlent » en nous doublant n’est pas des plus agréable… Beurk !!! Pas cool !!!

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Après Lucey, un panneau nous indique la fermeture de la véloroute à 2 km pour cause de travaux. Bien sûr, aucun itinéraire de repli n’est mentionné… Après avoir vainement tenté d’en trouver un, nous décidons de continuer par la véloroute, on verra bien. Nous croisons des cyclistes qui nous rassurent, « oui, ça passe, il suffit de déplacer les barrières ». Et en effet, en arrivant près de Chanaz, ça passe, après l’escalade d’un talus et en poussant les trikes, nous nous faufilons entres les barrières du chantier…

Question: pourquoi avoir fermé la véloroute pour ce chantier, les deux se côtoyant tout à fait bien ? Mystère…

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Il est 15h, nous sommes à Chanaz, et de gros nuages gris nous persuadent de poursuivre notre chemin, direction la maison… Là, facile, on connaît, Portout, Chaudieu, Chindrieux, Brison Saint Innocent, Aix les Bains… ça sent l’écurie!!! 20 km/h de moyenne, et pourtant bien chargés ! Peut-être avons nous vraiment gagné en puissance ces derniers jours.

Nous longeons le lac du Bourget, c’est toujours aussi beau, sauf que pour une fois, il ne sera pas apprécié à sa juste valeur… Deux motards de la maréchaussée nous somment de stopper avec sirène et gyrophare, pas moins.

Nous ne roulons pas entièrement sur la bande cyclable conseillée (et non obligatoire M’sieur l’agent!)… S’ensuit une explication  rien moins que houleuse entre Bruno et l’un des deux gendarmes, j’essaie tant bien que mal de calmer les deux… Ouf, ça finit par une poignée de mains, on peut repartir !!!

Au Viviers du Lac, direction Le Bourget, puis traversée de Chambéry… nous sommes en territoire plus que connu. Et c’est la fin de notre périple, il est 19h ce jeudi 15 avril lorsque nous arrivons chez nous.

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Voila, 315 km prévus, 415 effectués en une trentaine d’heures de route répartis sûr six jours.

Au delà de ces quelques chiffres, comment conclure, sinon en disant qu’il nous tarde déjà de repartir afin de revivre cette simplicité qu’offre le voyage (même fort modeste) en trike.

Peut être d’ailleurs que le voyage commence bien avant les premiers tours de roue, dès lors que l’idée de partir germe dans un coin de nos têtes.

Donc, ça germe, ça germe! Cool

Alors, à bientôt pour la suite de nos aventures, et au plaisir de partager les vôtres.

 

Publié dans : ||le 18 mai, 2010 |3 Commentaires »

3 Commentaires Commenter.

  1. le 18 mai, 2010 à 16:00 nelly écrit:

    super génial je vois que vous avez bien profité de vos petites vacances super bien écrit les photos génial bon retour parmi nous biz quel courage

  2. le 18 mai, 2010 à 20:01 Ghislaine écrit:

    Coucou handisport (je vais me faire lincher par Bruno). Je plaisante….. Super bien commenté Lylli ce beau périple. A bientot pour de nouvelles aventures

    Bisous

  3. le 28 mai, 2010 à 14:24 Céline écrit:

    C’est tout ce que vous avez trouvé comme excuse pour vous faire héberger deux fois en une semaine.
    J’aurais plein d’autres commentaires à faire mais je vous les ferai de vive voix, ça sera plus drôle.

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